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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Anthropologie du Japon : terrains et textes

  • Mary Picone, maître de conférences de l'EHESS ( CCJ, CCJ-CRC )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

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Lundi de 11 h à 13 h (salle AS1_23, 54 bd Raspail 75006 Paris), le 23 octobre 2017 ; puis 1er et 3e lundis du mois de 17 h à 19 h (salle AS1_24, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 6 novembre 2017 au 4 juin 2018

L’anthropologie ou l’ethnologie est moins présente qu’auparavant dans les formations à la recherche sur le Japon à Paris. Cependant les ethnologues et les experts médiatiques continuent à produire et à diffuser des récits généraux sur la « culture japonaise » qu’il serait utile de désassembler. Cette année, après des séances introductives dédiées à ce problème, nous aborderons les changements dans les interactions homme-animal ainsi que les concepts de « nature » élaborés par des anthropologues et des spécialistes des religions japonais. Ensuite nous commencerons à examiner certains aspects de la relation aux objets dans la société nipponne notamment à travers des modèles opposés tels que le cycle de vie/recyclage et l’accumulation excessive. Nous accorderons une attention particulière à la religion populaire dans le contexte des thèmes choisis.

Aires culturelles : Asie orientale,

Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Anthropologie sociale, ethnographie et ethnologie

Intitulés généraux :

  • Mary Picone- Données biologiques : imaginaire et identité
  • Renseignements :

    prendre rendez-vous par courriel.

    Direction de travaux d'étudiants :

    prendre rendez-vous par courriel.

    Réception :

    prendre rendez-vous par courriel.

    Niveau requis :

    M1, M2.

    Adresse(s) électronique(s) de contact : marypicone(at)hotmail.com

    Compte rendu

    La première partie du séminaire a été consacrée à une analyse critique de l’idée omniprésente au Japon qu’une des caractéristiques nationales les plus importantes est l’amour de la nature ou du moins une relation privilégiée avec elle. Cette identité proto-écologique est attribuée à un complexe de concepts religieux considérés comme autochtones, c’est-à-dire le Shintôisme. Des historiens des religions japonaises ou des anthropologues ont signalé que cette relation – par ailleurs difficile à cerner – était marquée par des ambiguïtés ou des contradictions telles que la bétonisation à outrance, les politiques forestières productivistes, ou l’insistance sur la continuation de la chasse aux baleines. Nous avons examiné ensuite la relation avec les animaux d’élevage ou domestiques, par exemple à travers les rites de commémoration des animaux « sacrifiés » pour leur viande ou pour les âmes des chiens ou des chats. La seconde partie du séminaire concernait les relations aux objets, y compris les méthodes pour se débarrasser du « superflu » selon des définitions actuelles supposément autochtones du minimalisme, des formes de normalisation à travers le port de l’uniforme, ou la recherche d’objets spécifiquement japonais qui ont été adoptés en dehors du Japon.
    Cette thématique a donné lieu à une communication sur la matérialité des pierres tombales à la conférence internationale de la British Association for Buddhist Studies, Buddhism and Material Culture, Université de Bristol.

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 23 octobre 2017.

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