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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Consommations et prohibitions des drogues : approche transversale

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Jeudi de 17 h à 20 h (bd Raspail 75006 Paris), cf. calendrier des séances et salles ci-dessous

  • Jeudi 12 octobre 2017 : salle M. & D. Lombard (96 bd Raspail 75006 Paris)
  • Jeudi 9 novembre 2017 : salle M. & D. Lombard (96 bd Raspail 75006 Paris)
  • Jeudi 14 décembre 2017 : amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris)
  • Jeudi 11 janvier 2018 : amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris)
  • Jeudi 8 février 2018 : amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris)
  • Jeudi 8 mars 2018 : amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris)
  • Jeudi 12 avril 2018, de 9 h à 20 h : amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris), journée d'études
  • Jeudi 17 mai 2018 : amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris)
  • Jeudi 14 juin 2018 : amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris)

Ce séminaire se veut avant tout un lieu de réflexion et de recherche collective, visant la synergie des sciences humaines et sociales avec le savoir accumulé par les usagers de drogues et les professionnels de la santé. Une approche transversale innovante, dans sa méthodologie et ses contenus, mixant à la fois les disciplines, les compétences théoriques et les savoirs pratiques. Nous souhaitons que cette mise en commun de connaissances et d’analyses d’expériences puisse servir à une meilleure appréciation tant de la phénoménologie des usages des drogues que des politiques publiques qui les encadrent.

Nous abordons la question des drogues sous plusieurs aspects : sanitaires, juridiques, économiques, géopolitiques, bien sûr, mais aussi culturels, historiques, anthropologiques, sociologiques, psychanalytiques. Pour nous donner les moyens d’une compréhension plus approfondie de la « question drogue », trop souvent traitée à l’arrivée et non en amont, il s’agit de mettre en relief les conséquences induites par la législation prohibitionniste, la répression de masse des trafiquants et des consommateurs et la prise en charge sanitaire des addictions. En effet, les problèmes sanitaires liés aux conduites addictives, qu’il s’agisse d’alcool, de tabac, de médicaments (benzodiazépines), ou de drogues illicites, ne représentent qu’une partie de la question. Dans la consommation de drogues, les motivations anthropologiques, sociologiques, culturelles et psychiques sont primordiales. À travers l’histoire et les espaces, l’usage des drogues se décline en fonctions thérapeutiques, mystiques et/ou religieuses, mais aussi hédonistes. Bien entendu, les drogues peuvent avoir des conséquences délétères pour les individus et les collectivités, et c’est comme cela que les gouvernements nationaux et l’ONU depuis cent ans ont traité la question. Mais les drogues ont été aussi, au cours du temps et des civilisations, employées comme solution à des problèmes de nature médicale, psychique, sociale. C’est là le défi théorique, social et politique posé par la question des drogues.

Nous parlons de drogues, employant le terme courant et populaire désignant les psychotropes, à savoir des substances psychoactives qui ont un impact sur les perceptions, les sens, les neurotransmetteurs. Si certaines drogues, illicites comme l’héroïne ou licites comme l’alcool et les benzodiazépines, ont un fort potentiel d’addiction, assimiler tous les usages de drogues illégales au concept d’addiction apparaît fort réductif et parfois impropre. L’addictologie, née de la confluence de l’intervention médicale en toxicomanie et en alcoolisme, a élargi ensuite son spectre d’action au tabac, au sexe, à l’adrénaline, aux jeux vidéo, de hasard et d’argent. En toute logique, le pas suivant est d’y inclure l’addiction au sucre, un « fléau » sanitaire majeur à niveau planétaire. Or, s’il est certain que l’addiction au sucre sous toutes ses formes peut constituer une pathologie grave pour le consommateur, et avoir des conséquences préjudiciables pour lui et pour la santé publique (et les caisses de sécurité sociale …), cela ne fait pas du sucre un psychotrope. Pour une meilleure analyse et appréciation de phénomènes divers, il convient ne pas faire de confusion entre drogues psychotropes, substances addictives et conduites addictives. Les clefs des « portes de la perception » ne sont pas les mêmes que celles des portes de la relaxation, et le recours à une substance ou à une autre pour lutter contre la dépression, la souffrance, la peur, semble s’inscrire dans le destin de l’humanité.

L’apport des sciences humaines et sociales apparaît dès lors indispensable pour comprendre les processus à l’œuvre dans les conduites d’usage de drogues, et par conséquent envisager les politiques publiques les plus appropriées en matière de régulation de la production, du commerce et de la consommation des drogues.

12 octobre 2017 : « Ça me fait du bien » : les drogues comme solution à des problèmes

  • Alessandro Stella (historien, CNRS-CRH), « Introduction : ‘ça me fait du bien’, usages thérapeutiques des psychotropes »
  • François-Rodolphe Ingold (psychiatre et anthropologue), « Le cannabis et les pharmacopées contemporaines »
  • Marcos Garcia de Teresa (anthropologue, doctorant IRIS) « ‘No es delito, es deleite’. Usage profane et consommation rituelle des champignons psilocybes dans la sierra mazateca au Mexique »

Pour cette troisième année du séminaire transdisciplinaire et transuniversitaire sur les drogues, nous avons choisi comme thème général les usages de psychotropes afin de trouver une solution à des problèmes. En effet, la pensée dominante, officielle et institutionnalisée ne voit dans la consommation de drogues que des problèmes (sanitaires, sociaux, policiers). Il y a plus : la loi nous impose l’obligation de parler exclusivement en négatif des drogues, leur présentation sous un jour favorable étant passible de poursuites pénales et financières.

Or, personne ne nie que les drogues, toutes les drogues, qu’elles soient vendues sur le marché noir, en pharmacie ou à l’épicerie, peuvent provoquer des problèmes de toute sorte chez les consommateurs. En même temps nous sommes dans l’obligation de constater que dans les sociétés traditionnelles comme modernes des millions de personnes ont recours à des psychotropes comme solution à des problèmes. Fumer de la marijuana pour se détendre, sniffer de la cocaïne pour se revigorer, manger des champignons psilocybes pour éprouver des sensations inconnues et plaisantes : l’offre variée de plantes naturelles et de substances synthétiques rencontre la demande des différents usages thérapeutiques des psychotropes. Et si le cannabis dit thérapeutique peut être utile dans certaines maladies physiologiques, le cannabis dit récréatif peut être une solution pour des problèmes de stress, de sociabilité ou de manque d’imagination.

Mais la question des drogues continue d’être sous le signe de la schizophrénie culturelle et législative. Si l’Etat, le corps médical et tout un chacun considère normal qu’on puisse consommer des opiacés, des stimulants, des antidépresseurs et des anxiolytiques vendus en pharmacie, afin de soulager des douleurs physiques ou mentales, l’interdiction et l’opprobre continuent de peser sur des substances qui répondent aux mêmes besoins, mais qui restent illégales. La vague actuelle d’overdoses aux opiacés sur prescription aux USA est symptomatique de cette contradiction flagrante dans les politiques publiques en matière de drogues.

9 novembre 2017 : Les drogues en famille

  • Julia Monge : « La consommation de substances illicites entre parents et enfants »
  • Yassine Cheikh-Salah : « Les drogues au sein des familles : l’enjeu de l’éducation aux risques
  • Zephir Serehen : « L’éducation à la consommation d’alcool dans la famille »

Tandis que les campagnes de prévention et les médias insistent sur le rôle des parents dans la prévention primaire des usages de drogues chez les adolescents, cette séance de séminaire propose d’ouvrir le débat sur une éducation familiale à la régulation des usages et à la réduction des risques. Cet angle de vue pose alors de multiples questions. En effet, comment socialiser son enfant lorsqu’on l’accompagne, en même temps, dans une pratique hors normes ? L’éducation à la consommation d’alcool peut-elle nous permettre de penser l’éducation aux usages de substances illicites ? Quelle différence faire entre « éduquer à l’usage » et « éduquer à la réduction des risques » ? Sous la modération de notre collègue invité Jean-Sébastien Fallu, chercheur en psychoéducation à l’Université de Montréal, Zéphyr Serehen, psychologue, Yassine Cheikh-Salah, éducateur spécialisé, et Julia Monge, chercheure en Santé, population et politiques sociales, proposeront de réfléchir à la sortie d’un modèle familial prohibitionniste.

  • Discutant : Jean-Sébastien Fallu

11 janvier 2018 : « Les états modifiés de conscience »

Depuis la nuit des temps, les humains (et peut-être bien aussi nos amies les bêtes) semblent chercher à s’évader des limites des sens, du raisonnement « normal », d’une conscience limitée. Que ce soit par la méditation, l’hypnose, le yoga, la transe chamanique, mystique ou musicale, l’envie de dépasser la conscience ordinaire peut emprunter différentes voies. Le recours aux plantes et aux substances psychédéliques en est une, pratiquée traditionnellement par des tribus « indiennes » et depuis la génération de 68 par des « tribus d’indiens métropolitains ». Expérimentées en psychiatrie dans les années 1940-60, remplacées par les neuroleptiques à la faveur du prohibitionnisme, les substances psychédéliques ont fait ces dernières années leur retour dans les psychothérapies. Par « micro doses » ou « justes doses », les facultés des psychédéliques à agir sur des circuits normalement inhibés du cerveau suscitent l’intérêt tant des professionnels de la santé que des usagers de psychotropes. Paradoxalement, une des utilisations expérimentales des substances psychédéliques qui est de plus en plus en vogue aujourd’hui est celle des plantes psychédéliques comme aide au sevrage des opiacés. Avec les psychédéliques, on assiste à la rencontre des savoirs médicaux traditionnels, modernes et expérientiels.

  • David Dupuis, « L’ayahuasca parle aux Français. Pèlerinages psychotropiques en Amazonie péruvienne »
    David Dupuis est docteur en ethnologie-anthropologie sociale (EHESS, Paris), chercheur post-doctorant à l’Université de Durham (Fondation Fyssen). Sa recherche doctorale, appuyée sur dix-huit mois d'enquête en haute-Amazonie péruvienne, s'est concentrée sur les innovations rituelles, les modes de transmission des savoirs religieux et la question de l'efficacité thérapeutique dans le contexte des reconfigurations contemporaines du curanderismo péruvien impliquées par l’émergence du « tourisme chamanique » et l'internationalisation de l'ayahusasca.
  • Christian Sueur, « Le renouveau des utilisations thérapeutiques des substances psychédéliques »
    Christian Sueur, psychiatre, praticien hospitalier, spécialisé en addictologie. Il a travaillé depuis le début des années 1980 dans diverses institutions d’accueil et de soins pour toxicomanes, puis au sein de Médecins du Monde. Il a été cofondateur et responsables des « Missions Rave », où il a œuvré à mettre en place des actions de « Réductions des risques » chez les jeunes consommateurs de substances psychédéliques et entheogenes fréquentant les évènements festif techno. Il a publié de nombreux articles sur les drogues de synthèse et leur consommation à la fin du siècle dernier, en croisant différentes approches, cliniques, anthropologiques, sociologiques, pharmacologiques, et en visitant leurs diverses utilisations thérapeutiques telles qu’elles ont été pratiquées de par le monde.

  • Discutant : Vittorio Biancardi
    Vittorio Biancardi est doctorant au CRH/EHESS. Son travail de recherche, qui relève d'une méthodologie à la fois historique et anthropologique, est axé sur l'usage à faible dose des drogues dites psychédéliques dans une période comprise entre 1943 (année de la découverte de la LSD-25) et aujourd'hui.

8 février 2018 : « “Parler des drogues sous un jour favorable”. Contraintes légales et politiques »

L’article L3421-4 du Code de la santé publique dispose que la présentation sous un jour favorable de l’usage illicite de stupéfiants est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Conçue pour décourager le prosélytisme du consommateur de drogues, cette incrimination a un spectre d’action qui s’étend bien au-delà de ce simple cas de figure. C’est en effet l’ensemble des propos, publics et privés, de tout un chacun qui se trouve contraint par cette disposition législative. La loi pénale étant d’interprétation stricte, on peut se demander dans quelle mesure l’article L3421-4 du Code de la santé publique s’oppose à la description objective de tous les effets, y compris hédoniques et thérapeutiques des drogues classées illicites. En l’absence de réponse jurisprudentielle précise, l’interdit symbolique demeure. Quels en sont aujourd’hui les effets dans l’ordre des discours scientifique, politique et médical ?

  • Renaud Colson est maître de conférences à la faculté de droit et des sciences politiques de l’université de Nantes et honorary lecturer à l’université de Cardiff. Il a été accueilli en qualité de British Academy visiting fellow à l’université de Cardiff en 2008, de Marie Curie fellow à l’Institut universitaire européen (Florence) de 2011 à 2013, et de visiting scholar à l’Institut d’étude avancée de l’université Jawaharlal Nehru (New Delhi) en 2016. Renaud Colson a travaillé sur des sujets variés (droit processuel, droit pénal européen, criminologie...). Il a récemment dirigé deux ouvrages collectifs consacrés aux politiques des drogues : Les drogues face au droit (PUF, 2015) et European Drug Policies: The Ways of Reform (Routledge, 2017).
  • Ivana Obradovic est sociologue, spécialisée dans l’analyse des politiques publiques liées aux drogues, en particulier dans le champ pénal. Elle est directrice adjointe de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et chercheure associée au Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP). Elle a enseigné à l’Université de Picardie Jules-Verne et à Sciences Po Paris. Ses travaux les plus récents portent sur la comparaison internationale des politiques menées à l’égard du cannabis, avec un intérêt particulier pour les initiatives de régulation menées aux Etats-Unis, en Uruguay et au Canada.
  • Didier Jayle. Ancien président (2002-2007) de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), Didier Jayle est professeur d’addictologie au Conservatoire National des Arts et Métiers (Cnam) et médecin dans le service d’immunologie de l’Hôpital Européen Georges-Pompidou. Il est aussi directeur de la publication de vih.org et de la revue Swaps.
  • William Lowenstein est spécialiste en Médecine interne et addictologue. Auteur de nombreux livres sur les drogues et les dépendances, il a écrit plus de 60 publications médicales à impact factor. Il est président de SOS Addictions depuis janvier 2002. Président du Groupe T2R -Addictologie à la DGS / Ministère de la Santé. Co-Auteur avec le Dr L. Karila de Tous addicts. Et après ?, Paris, Flammarion, 2017.

8 mars 2018 : « Les drogues sur prescription médicale »

Dès l’origine, les conventions internationales ont introduit une distinction essentielle entre les substances ayant des propriétés thérapeutiques et celles qui n’en ont pas et ce, indépendamment de leur dangerosité. Et il a été convenu que les drogues dangereuses ayant des applications médicales, la morphine par exemple, seraient prescrites par des médecins et délivrées par des pharmaciens. Sur cette base, chaque pays a mené sa propre politique. Des exemples français (Zoé Dubus) anglais et américains (Bertrand Lebeau) illustreront ce propos. Aujourd’hui de nombreuses substances classées comme drogues sont utilisées en médecine (Daniel Annequin) ou prescrites hors AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) (Philippe Grunberg).

Tandis qu’en 1926, la commission Rolleston jette les bases du « british system », des milliers de médecins américains sont incarcérés pour avoir prescrit des opiacés à des héroïnomanes. Quelques décennies plus tard, les programmes suisses de prescription d’héroïne et l’épidémie américaine d’overdoses aux opiacés sur prescription médicales ces dernières années, illustrent cette forme paradoxale de légalisation des « drogues » : la prescription.

  • Bertrand Lebeau, médecin, s’occupe de drogues et de toxicomanies depuis plus de 25 ans. Dans les années 90, il a été un activiste de la « réduction des risques ». Aujourd’hui, il milite pour une réforme des politiques de drogues.
  • Philippe Grunberg s’est installé comme généraliste il y a 33 ans. Et les problèmes psychiatriques et addictologiques ont occupé une grande partie de son activité. Conjuguer les demandes des patients, les données de la science et son expérience de praticien, les trois piliers de la décision partagée, a souvent relevé de la quadrature du cercle. A partir de quelques vignettes cliniques, il proposera une réflexion sur les prescriptions « hors AMM ». Du Temgesicau Baclofène, en passant par le Médiator, le Palfiumet le Dinintel (aujourd’hui disparus), l’oxycodone et les fentanyls (responsables de nombreux décès aux USA) il tentera d’évaluer le rapport bénéfice/risque de ces prescriptions.
  • Le Pr Daniel Annequin a créé et dirigé pendant 25 ans le Centre de la douleur et de la migraine de l’hôpital d'enfants Trousseau. Il possède une triple compétence de psychiatre, d'anesthésiste réanimateur et de médecin de la douleur. Il a été le responsable du second Programme national de lutte contre la douleur 2002-2005 au ministère de la Santé. A partir d’exemples portant sur les morphiniques, la kétamine, le protoxyde d'azote, la prégabaline, Daniel Annequin étudiera les potentialités addictives des médicaments de la douleur.
  • Zoé Dubus, doctorante en histoire à l'Université d'Aix-Marseille, auteure du mémoire de master : "La morphinée : représentations de la femme morphinomane dans le discours médical, 1870-1916". Sa recherche traite des transformations des pratiques médicales ainsi que des politiques de santé en lien avec l'utilisation de psychotropes en France, du XIXe siècle à nos jours. Elle s'attache à comprendre les relations qu’entretiennent la médecine et les médecins avec les produits modifiant la conscience et la sensibilité, conçus alternativement comme des médicaments innovants ou comme des toxiques.

Suivi et validation pour le master : Mensuel annuel/bimensuel semestriel (8x3 h = 24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Anthropologie historique

Intitulés généraux :

Direction de travaux d'étudiants :

oui.

Réception :

sur rendez-vous auprès de l'enseignant.

Niveau requis :

aucun.

Adresse(s) électronique(s) de contact : alessandro.stella(at)wanadoo.fr, alessandro.stella(at)ehess.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 27 février 2018.

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