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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Projeter l’espace partagé : design civique et esthétique sociale

  • Vera Baur, designer, Civic City, Institute for critical research in design ( Hors EHESS )
  • Ruedi Baur, designer, ENSAD, Civic City ( Hors EHESS )
  • Barbara Carnevali, maîtresse de conférences de l'EHESS ( CRAL )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

  • Emanuele Coccia, maître de conférences de l'EHESS ( CRAL-CEHTA )

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

2e mardi du mois de 17 h à 20 h (salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 novembre 2017 au 12 juin 2018. La séance du 13 février se déroulera dans l'amphithéâtre François-Furet (105 bd Raspail 75006 Paris). Séance supplémentaire le 22 mai 2018 (salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris)

Fortement sollicité par le marché à la fois pour générer de l’innovation et pour dynamiser la consommation, le design est aujourd’hui perçu comme soumis aux stratégies dominantes du marketing, du branding et de la publicité. Se repose sous ce jour la question du potentiel social de cette approche créative qui revendique pourtant historiquement humanisme et préoccupation de l’usager. Pour rendre compte de cette sensibilité certains designers n’hésitent d’ailleurs pas à rajouter un adjectif au terme design. Le considérant trop banalisé, ils expriment par ce fait qu’il existerait par exemple un design incivique ou asocial. En quoi l’approche créative d’un design civique se différencie du terme générique ? En quoi répond-t’il à des besoins réels ? Génère-t’il une esthétique particulière ? Permet-il une meilleure implication des citoyens ? Ce voient-ils ainsi mieux considérés ? Un design se voulant au service du commun parviendra-t’il à moderniser et crédibiliser à nouveau le domaine public ? Ces questions se trouveront présentes à l’arrière plan de chacun des séminaires. À l’aide d’un certain nombre d’études de cas se verront analysées les approches et leurs conséquences sur le domaine public.

Mardi 14 novembre 2017 : Introduction et définitions. « Vers un design de relation »

Le premier séminaire permettra de s’accorder sur une terminologie en développant l’historique des positions et réalisations remarquable en matière de design dans les domaines publics et sociaux.Plus précisément seront travaillés les enjeux d’un design civique et de leur capacité de représenter le monde sur la base des questionnements qui ont préparés le Sommet Mondial du Design à Montréal en Octobre 2017 et qui furent interprétés visuellement dans le cadre d’une exposition. On analysera les outils graphiques qui permirent de travailler cette exposition, en faisant référence à Otto Neurath et Gerd Arntz et leur système graphique Isotop. Parallèlement on développera le concept de Design de relation qui sera une sorte de fil conducteur de la série de séminaires.

Mardi 12 décembre 2017 : « Territoires politiques et espaces urbains : de la culture de la marque identitiaire à celle de l'identification-relation »

En matière de système d'identification, le domaine public reproduit trop souvent les modèles développés par le monde marchand sans en interroger vraiment les conséquences au niveau de la citoyenneté. Alors que la société expérimente de nouvelles formes de démocratie, la communication reste presque systématiquement basée sur un top-down plus ou moins autoritaire comme sur la valorisation artificielle d'une marque unique et donc de l'effacement de la réalité complexe. Pourtant des alternatives existent c'est sur elles que va se concentrer ce séminaire. En opposant langage et visuel et mode d'expression à politique de marque, intelligibilité à visibilité, relation à identiité, diversité à la répétition du même peuvent se penser d'autres approches de la représentation de l'espace politique. Celles-ci peuvent non seulement symboliser ouverture, partage, conscience sociales et écologique mais aussi les favoriser et les construire.

Mardi 9 janvier 2018 : « Hôpitaux et maisons de vieillesse : design et fragilité »

Les corps et les esprits fragilisés par la maladie ou la vieillesse se trouvent confrontés à des infrastructures hospitalières qui ne cessent de gagner en taille, en rationnalité, comme en complexité. En partant du bien être du patient individuel mais aussi de celui du personnel, des visiteurs et autres usagers de ces lieux, au coté de l’architecture le design peut contribuer à améliorer l’accueil, l’orientation, l’information, l’intelligibilité des lieux et des actions, mais aussi l’atmosphère de ces espaces de vie, de travail comme de passage. Si la soumission à la logique de l’addition des contraintes aura souvent tendance à aboutir à des espaces sans âmes qui rajoutent de la désolation à la difficulté du contexte, des approches plus sensibles permettent de prendre en compte les différentes situations médicales, les besoins individuels comme les relations dans les lieux de partage, l’intimité et le partage.

Comment le design peut-il, au coté des autres maitres d’œuvre, répondre à des besoins encore trop souvent considérés comme secondaires ? Comment dépasser les seules contraintes fonctionnelles pour introduire ce nécessaire inutile qui permet de se sentir humain en ces lieux ? Comment mieux respecter la dignité du patient et parrallèlement mieux le responsabiliser ? Comment sur le base du design de relation prendre en compte les cultures, les situations sociales, mais aussi les approches médicales différentes ?

Les interventions seront suivies d’une table ronde avec pour invités : Carine Delanoë-Vieux (responsable culture et design GHT Paris Psychiatrie & Neurosciences), Antoine Fenoglio (Sismo design, Paris)

Mardi 13 février 2018 (amphithéâtre François-Furet) : « Les transports publics à l'exemple du métro : recherche d’une modernité universelle ou d’une sensualité adaptée au contexte »

Cette séance se construira autour de deux étude de cas :

  • le métro conçu durant les années 1960 pour la ville de Milan et dont les architectes étaient Franco Albini et Franca Helg.
    Ceux-ci collaborèrent dès le début du projet et sur un pied de parité avec le graphiste, Bob Noorda. À l’occasion le célèbre graphiste inventa la police Noorda, une Helvetica adaptée à la perception souterraine et au mouvement. Le projet reçu le Compasso d’Oro et inspira la nouvelle signalétique unifiée du métro de New York que Bob Norda développa dans années 1970 avec Massimo Vignelli puis de celle de São Paulo. Cette analyse historique sera développée par Barbara Carnevali.
  • le métro du Grand Paris Express dont les première gares verront le jour durant les années 2020. Jacques Ferrier, Pauline Marchetti et Philippe Simay ayant développés le concept de la gare sensuelle à l’origine des différents concours d’architecture dialogueront avec Ruedi et Vera Baur chargées via l’atelier Intégral Ruedi Baur de l’information voyageurs et du graphisme.

Il s’agira de rendre compte des approches actuelles, des conditions de conception et de réalisation de tels projets, mais aussi des enjeux urbains au niveau du Grand Paris et de leur conséquence sur le quotidien du voyageur.

Mardi 13 mars 2018 : « Écoles, universités et autres lieux d’élaboration et de transmission du savoir : d’une quête de visibilité vers celle de l’intelligibilité »

Plusieurs invités venant de disciplines différentes permettront d’aborder la thématique à diverses échelles. Nous présenterons d’une part la recherche élaborée par Florence Lipsky sur l’urbanisme des campus américains, asiatiques et européens et d’autre part la recherche Idex « identités complexes », qui a abouti au système de représentation graphique de l’Université de Strasbourg. Ce projet sera présenté par Pierre Litzler, Armelle Tanvez, Vivien Philizot et Ruedi Baur. Le débat qui suivra portera sur les facteurs liés à l’urbanisme, à l’architecture et au design graphique qui peuvent contribuer à favoriser l’intelligibilité du savoir élaboré, cultivé et transmis et donc la transdisciplinarité dans des institutions d’enseignement supérieur.

Mardi 10 avril 2018 : « Les places publiques, les parcs et les jardins »

Mardi 22 mai 2018 : « Le design exclusif »

Mardi 12 juin 2018 : « Le design à la marge de la société »

Suivi et validation pour le master : Mensuel annuel/bimensuel semestriel (8x3 h = 24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Signes, formes, représentations

Intitulés généraux :

  • Barbara Carnevali- Esthétique sociale. Théorie et histoire du prestige
  • Emanuele Coccia- Histoire et théorie de la normativité chrétienne (des origines aux débuts de l’époque moderne)
  • Renseignements :

    par courriel : Barbara Carnevali

    Direction de travaux d'étudiants :

    sur rendez-vous.

    Réception :

    sur rendez-vous.

    Site web : http://www.irb-paris.eu/

    Site web : http://civic-city.org/

    Adresse(s) électronique(s) de contact : barbara.carnevali(at)ehess.fr, svb(at)civic-city.org, silent(at)ruedi-baur.eu, emanuele.coccia(at)ehess.fr

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 5 mars 2018.

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