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Le passé au présent. Séminaire du tronc commun de la formation de master « Histoire et civilisations » (M2)

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Jeudi de 9 h 30 à 12 h 30 (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 9 novembre 2017 au 14 juin 2018. La séance du 12 avril se déroulera en salle 13. . La séance du 12 avril est annulée. Cf. calendrier des séances ci-dessous

Ce séminaire mensuel constitue le cours de tronc commun obligatoire de la formation de Master mention Histoire, spécialité « Histoire et civilisations » (niveau M2). Les séances sont animées par les historiens de la formation « Histoire » de l’EHESS.

Ouvert aux doctorants et aux auditeurs libres, il s’intéresse aux manières actuelles d'écrire l'histoire et à la place de l’histoire et des historiens dans les sociétés contemporaines.

Chaque séance se décline autour d’une thématique engageant les rapports du présent au passé. À travers la présentation d’un ouvrage, le rapprochement de plusieurs publications, l’évocation d’un événement ou d’un débat récent, il s’agira de se pencher sur l’écriture de l’histoire telle qu’elle se fait aujourd’hui. On portera attention aux stratégies narratives des historiens et aux choix qu’ils font de leurs sujets, de leurs sources, de leur distance à l’objet, de l’échelle de leurs analyses, de leur format de publication ou de leur mode d’expression. Le séminaire s’intéressera aux usages publics de l’histoire, à la place de la mémoire et du « mémoriel » dans les sociétés actuelles, à la patrimonialisation du passé mais aussi à l’oubli et aux silences. Pourront aussi être évoqués les rôles de l’historien en tant que passeur de connaissances, expert ou commentateur du présent.

Toutes aires culturelles et toutes périodes historiques.

Validation : Pour les étudiants de M2 mention Histoire, l’assiduité est obligatoire mais il n’y a pas d’évaluation notée, l’obtention du mémoire de M2 valant validation de ce séminaire de Tronc commun.

Pour les étudiants hors de la spécialité, possibilité de validation écrite (6 ECTS).

9 novembre 2017 : Introduction : Mémoire et « devoir de Mémoire », avec la participation de Sébastien Ledoux auteur de Le Devoir de mémoire. Une formule et son histoire, Paris, Éditions du CNRS, 2016.

14 décembre 2017 : L'histoire et la mémoire sont-elles si dissociables ?

À propos de l'ouvrage de Stéphane Michonneau, Un récit mémorable. Essai d'ego-exorcisme historique, Paris, Publications de la Sorbonne, 2017 et en présence de l'auteur

  • Discutante : Élodie Richard

11 janvier 2018 : Quand les historiens disent "Je". Séance animée par Étienne Anheim et Antoine Lilti

8 février 2018 : De la responsabilité publique des historiens. De l’affaire Aubrac (1997) à l’affaire Primo Levi (2013). Séance animée par Sabina Loriga

8 mars 2018 : Les sources orales et l'histoire contemporaine : s'en servir ou pas ? Séance animée par Julien Blanc

12 avril 2018 (salle 13) : Les politiques mémorielles en question.

À propos de l'ouvrage de Sarah Gensburger et Sandrine Lefranc, À quoi servent les politiques de mémoire ?, Paris, Les Presses de Sciences Po, 2017 et en présence des auteures

17 mai 2018 : Écrire en historien sur les attentats de 2015. Séance animée par Emmanuel Saint-Fuscien

Suivi et validation pour le master : Mensuel annuel/bimensuel semestriel (8x3 h = 24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Intitulés généraux :

  • Nicolas Barreyre- L’État aux États-Unis, fin XVIIIe-début XXe siècle. Espaces, interactions, institutions
  • Sylvie Steinberg- Genre, parenté et hiérarchies à l'époque moderne
  • Renseignements :

    validation : pour les étudiants de M2 mention Histoire, l’assiduité est obligatoire mais il n’y a pas d’évaluation notée, l’obtention du mémoire de M2 valant validation de ce séminaire de tronc commun. Pour les étudiants hors de la spécialité, possibilité de validation écrite (6 ECTS).

    Adresse(s) électronique(s) de contact : sylvie.steinberg(at)ehess.fr, nicolas.barreyre(at)ehess.fr

    Compte rendu

    Ce séminaire mensuel a été créé cette année 2017-2018 afin de réunir l’ensemble de la promotion des étudiants de M2 du Master mention Histoire, spécialité « Histoire et civilisations ». Les séances sont animées par les historiens de la formation « Histoire » de l’EHESS afin de renforcer la formation des étudiants en épistémologie historique et leur offrir des réflexions sur les manières actuelles d'écrire l'histoire ainsi que sur la place de l’histoire et des historiens dans les sociétés contemporaines.

    Chaque séance se décline autour d’une thématique engageant les rapports du présent au passé. À travers la présentation d’un ouvrage, le rapprochement de plusieurs publications, l’évocation d’un événement ou d’un débat récent, il s’agit de se pencher sur l’écriture de l’histoire telle qu’elle se fait aujourd’hui. Une attention est portée aux stratégies narratives des historiens et aux choix qu’ils font de leurs sujets, de leurs sources, de leur distance à l’objet, de l’échelle de leurs analyses, de leur format de publication ou de leur mode d’expression. Le séminaire s’intéresse aux usages publics de l’histoire, à la place de la mémoire et du « mémoriel » dans les sociétés actuelles, à la patrimonialisation du passé mais aussi à l’oubli et aux silences.

    Cette année, le thème des rapports entre histoire et mémoire a été décliné sous divers aspects. La première séance a été consacrée à l’invention du « devoir de Mémoire » et à son importance contemporaine autour de l’ouvrage de Sébastien Ledoux (Le Devoir de mémoire. Une formule et son histoire, 2016). La dissociation classique entre histoire et mémoire a été discutée ensuite avec Stéphane Michonneau, spécialiste de l’Espagne contemporaine, dont l’essai épistémologique (Un récit mémorable. Essai d'ego-exorcisme historique, 2017) s’interroge sur la porosité des frontières entre histoire, mémoire et démarche commémorative.

    Son ouvrage est aussi une réflexion sur le travail concret de l’historien et en particulier sur le processus de l’enquête qu’il met en évidence en décrivant les étapes et les retournements de sa recherche sur un manuscrit inédit qui lui a été en quelque sorte confié pour qu’il l’étudie. C’est ce type de procédé d’exposition à la première personne qui a été analysé par Etienne Anheim et Antoine Lilti dans une séance consacrée à l’emploi du « je » par les historiens. Bien que cet usage soit de plus en plus banal,  il s’avère qu’il peut avoir des fonctions divergentes dans la mise en récit de l’histoire, annulant parfois la distance à l’objet, la renforçant dans d’autres cas.

    C’est à une autre réflexion sur la distance à l’objet qu’a conviée Julien Blanc en retraçant sa propre recherche sur les archives de Germaine Tillon et à partir d’entretiens avec d’anciens résistants. Faut-il ou non se servir des sources orales et de quelle façon les croiser avec d’autres types de sources ? Quelles sont les spécificités de l’utilisation historienne de ces sources ?

    Enfin, une dernière thématique a fortement marqué cette première année de séminaire, celle de la responsabilité publique de l’historien. De quelle manière les historiens doivent-ils rendre publiques leurs versions des faits en présence de témoins encore vivants ? Peuvent-ils faire abstraction des conséquences de leurs écrits et des polémiques qu’ils peuvent susciter dans la presse ou les débats publics ? Telle était la question posée par Sabina Loriga à propos de deux « affaires », celle de Raymond Aubrac (rencontre au journal Libération en 1997), celle de Primo Levi (parution en 2013 de l’ouvrage de Sergio Luzzato, Partigia). Enfin, c’est à un autre aspect de la responsabilité des historiens que s’est intéressé Emmanuel Saint-Fuscien en étudiant les livres écrits par des historiens sur les attentats récents de 2015.

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 12 avril 2018.

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