Logo EHESS

baobab
Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

BRICs : Brésil, Russie, Inde, Chine : approche comparative et avenir de l'économie mondiale

  • Guilhem Fabre, professeur à l'Université Montpellier 3 ( CCJ-CECMC, Hors EHESS )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

  • Xavier Richet, professeur à l'Université Sorbonne-Nouvelle (*) ( Hors EHESS )
  • Pierre Salama, professeur émérite à l'Université Paris-Nord (Paris-XIII) (*) ( Hors EHESS )
  • Michel Schiray, directeur de recherche au CNRS (*) ( MONDA-CRBC )
  • Julien Vercueil, maître de conférences à l'INaLCO ( Hors EHESS )

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

2e et 4e jeudis du mois de 19 h à 21 h (salle 2, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 12 octobre 2017 au 14 juin 2018. La séance du 12 avril est annulée, reportée au mercredi 9 mai de 18 h à 20 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris)

Le  thème central du séminaire sera centré sur la crise et/ou la potentialité de crise dans les BRICs et  d’autres pays émergents. Tout en maintenant nos orientations initiales et faisant suite à l’ensemble des séances tenues depuis six ans et aux apports de nos rencontres nationales (Montpellier) et internationales (Rio de Janeiro, Moscou, New Delhi, Shanghai, Guadalajara, Mexico), ce thème sera décliné selon plusieurs axes :

  1. Les réponses aux nouveaux enjeux apportées par les politiques économiques (politiques conjoncturelles, sociales, industrielles et commerciales, en particulier), avec notamment  la financiarisation des économies émergentes et de leurs relations économiques extérieures.
  2. Les effets de contagion d’un changement structurel dans les relations entre pays du Sud, plus particulièrement entre pays asiatiques, entre pays asiatiques et latino-américains, entre la Russie et l’Asie, et entre l’Afrique du Sud et la Chine.
  3. L’impact social qu’on peut attendre à la fois de la crise et ou d’un ralentissement important de la croissance sur la protection sociale (démembrement de quelques acquis récents dans certains pays latino-américains ou en Russie, en particulier, ou tentatives de sortie de crise par le haut par le développement des dépenses sociales afin de redynamiser la croissance, en Chine par exemple). Dans quelles conditions  politiques ?
  4.  Toute crise est l’occasion d’une restructuration sociale, mais aussi économique.  Quelles sont les conditions pour que les relations Sud-Sud puissent favoriser une nouvelle insertion dans la division internationale du travail reposant sur des grappes d’innovation ?  Peut on envisager que le Sud anciennement qualifié d’émergent puisse connaitre une hétérogénéité encore plus importante qu’elle ne l’est déjà, à savoir un Sud à l’Est qui produit de la technologie et remet fortement en question ses rapports avec les pays avancés et un Sud à l’Ouest qui, par contre, devient encore plus dépendant  qu’hier, bénéficiant moins que par le passé de rentes et sombrant dans l’incapacité de produire des entrepreneurs schumpétériens ?

Jeudi 8 février 2018 : Zhigang Yuan, « Le vieillissement de la population et la réforme des retraites en Chine : défis et impacts sur l'économie ». La séance se déroulera principalement en français (et complétairement en anglais)

YUAN Zhigang est professeur à la School of Economics de la Fudan University, dont il a été doyen  et où il est également directeur de l'Employment and Social Security Research Center. Il est actuellement vice-président  de la Shanghai Economist Society. Voir, en attaché, une biographie plus complète.
Précisons, également, qu'il a préparé et soutenu sa thèse de doctorat, en 1993, à l'EHESS et que depuis, il a été membre du Conseil scientifique de la FMSH  et collabore étroitement au  séminaire BRICs FMSH/EHESS depuis ses débuts. En janvier 2012, il y est intervenu, à Paris, sur le thème « L'économie chinoise : performances actuelles et tendances du futur », puis en avril 2017, sur celui de « Balance sheets expansion and economic growth ». Il a également organisé à la Fudan University, l'«International Symposium on Economic Development of BRICs », avec le séminaire BRICs, les 20-21 avril 2016, à Shanghai, et a participé avec plusieurs de ses collègues aux dernières conférences internationales « The BRICs in Turmoil » co-organisées avec le séminaire BRICs au Mexique, à l'Université de Guadalajara, à Chapala et à l'UAM, à Mexico, en mai 2017.  

Jeudi 22 février 2018 : Wladimir Andreff (professeur émérite de l'Université Paris 1), « Les firmes multinationales des économies en transition et leur investissement direct à l'étranger »

Jeudi 8 mars 2018 : Julien Vercueil, « Trajectoire économique de la Russie sous Vladimir Poutine (2000-2018) : que peut en dire une approche en termes de régulation ?

Cette présentation s'appuiera sur son ouvrage La Russie : une économie politique, à paraître aux éditions du Seuil (coll. Points Économie) en 2018.
La trajectoire économique de la Russie depuis le début des années 2000 a connu deux périodes principales : une « décennie brillante » de 1999 à 2008, marquée par la croissance spectaculaire de l'économie (+7,5 % par an en moyenne), qui lui a permis d'effacer une partie des stigmates de la grande dépression des années 1990 ; puis une « décennie perdue » du point de vue économique et social, durant laquelle le niveau de vie de la population n'a plus progressé et qui a été marquée par deux crises de change suivies de deux crises économiques importantes.
Quels sont les ressorts fondamentaux d'un parcours si contrasté? Comment analyser la rupture que représente la « crise des subprimes » pour l'économie russe, d'autant plus paradoxale a priori qu'elle ne concernait pas le système financier russe, très peu engagé dans ces crédits toxiques ? Plus récemment, quelles explications peut-on apporter à la langueur de la croissance à partir de 2010, puis à la stagflation et enfin à la crise après 2014 ?
Cette intervention aura pour but de proposer une approche économique institutionnaliste de ces évolutions. En particulier, on mettra en évidence les apports d'une lecture régulationniste du cas russe, en dégageant un régime d'accumulation et un mode de régulation spécifiques à cette économie, particulièrement pour la période 2000-2015. Cet exercice permettra à la fois de discuter des apports et limites de la grille d'analyse régulationniste et de développer quelques scénarios d'évolution de l'économie russe durant le prochain mandat de Vladimir Poutine (2018-2024).

Julien Vercueil est maître de conférences HDR à l'INaLCO, directeur du département Commerce international, membre du CREE-INaLCO. Parmi ses principales publications récentes, citons :

  • Labrousse A., Vercueil J., Chanteau J.-P., Grouiez P., Lamarche T., Michel S., Nieddu M., 2017 : « Ce qu’une théorie économique historicisée veut dire. Retour sur les méthodes de trois générations d’institutionnalisme », Revue de philosophie économique, vol. 19, décembre 2017 (à paraître).
  • Vercueil J., 2017 : « L’Union économique eurasiatique. Au-delà de l’intégration formelle », Revue d’Études Comparatives
    Est-Ouest,
    vol. 48, n°3-4, Septembre-décembre 2017, p.
    377-302.
  • Vercueil J., 2016, « Income inequalities, productive structure and macroeconomic dynamics. A regional approach to the Russian case », Economic and social changes: facts, trends, forecasts, 3 (45), June-July 2016, p. 108-120. DOI: 10.15838/esc/2016.3.45.6 <halshs-01422338v1>
  • Vercueil J., 2015, « De la Russie à la Chine ? Le basculement énergétique de l'Asie centrale», Mondes en développement, 1/2015 (n°169), p. 47-60. DOI : 10.3917/med.169.0047 <halshs-01422013v1>
  • Vercueil J., 2015 : Les pays émergents. Brésil-Russie-Inde-Chine... Mutations économiques, crises et
    nouveaux défis.
    Paris : Bréal (4è éd.), 2015.
  • Vercueil J., 2014, « Could Russia become more innovative? Coordinating key actors of the innovation system », Post Communist Economies, 26:4, 498-521 (December 2014), DOI:10.1080/14631377.2014.964464.
  • En préparation  : La Russie : une économie politique. Paris : Le Seuil, 2018, à paraître.

Jeudi 22 mars 2018 : Guilhem Fabre, « De la rhétorique de Trump aux réalités de la Chinamérique : Acte 2, un an après »

Guilhem Fabre est professeur à l’Université Paul-Valery Montpellier 3 et membre associé au Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC) de l’EHESS. Parmi ses publications, citons :

Jeudi 12 avril 2018 : Jean-Paul Maréchal et Philip Golub, « La Chine face au nouveau cours de la mondialisation »

  • Philip Golub, « La Chine, l’État et la mondialisation »
    Philip Golub est Professeur de science politique et de relations internationales à l’American University of Paris. Derniers ouvrages parus : East Asia’s reemergence, John Wiley & Sons Ltd, 2016 et Une autre histoire de la puissance américaine, Le Seuil, Paris, 2011.
  • Jean-Paul Maréchal, « La Chine et l’avenir de l’accord de Paris sur le climat »
    Jean-Paul Maréchal est maître de conférences en science économique, Université Paris Sud. Dernier ouvrage publié : Chine/USA. Le climat en jeu, Paris, Choiseul, 2011. Il a assuré la direction de La Chine face au mur de l’environnement ?, Paris, CNRS Éditions, 2017.

Jeudi 9 mai 2018 : Jean-Paul Maréchal et Philip Golub, « La Chine face au nouveau cours de la mondialisation »

  • Philip Golub, « La Chine, l’État et la mondialisation »
    Philip Golub est Professeur de science politique et de relations internationales à l’American University of Paris. Derniers ouvrages parus : East Asia’s reemergence, John Wiley & Sons Ltd, 2016 et Une autre histoire de la puissance américaine, Le Seuil, Paris, 2011.
  • Jean-Paul Maréchal, « La Chine et l’avenir de l’accord de Paris sur le climat »
    Jean-Paul Maréchal est maître de conférences en science économique, Université Paris Sud. Dernier ouvrage publié : Chine/USA. Le climat en jeu, Paris, Choiseul, 2011. Il a assuré la direction de La Chine face au mur de l’environnement ?, Paris, CNRS Éditions, 2017.

Jeudi 24 mai 2018 (19-21h) : Pierre Salama, "Populisme progressiste au Brésil et en Argentine des années 2000, l’heure des bilans"

Plus que jamais un bilan des politiques économiques suivies par les gouvernements populistes –progressistes latino-américains est nécessaire. Comprendre les causes des échecs est une condition sine qua non pour ne pas répéter les erreurs faites.

Les gouvernements populistes-progressistes des années 2000 en Amérique latine ne se ressemblent pas mais ont des caractéristiques communes. La référence à la Nation et l’appel au nationalisme, avec son corollaire la dénonciation de la politique des Etats-Unis  ne sont pas les mêmes chez Lula ou chez Chavez – Maduro ou bien Kirchner. Ils ont cependant des points communs : une redistribution des revenus en faveur des couches les plus pauvres et les plus vulnérables, un effort plus ou moins soutenu dans des secteurs clés pour la cohésion sociale comme l’éducation et la santé, une relative indifférence vis-à-vis d’une désindustrialisation en cours, une montée en puissance de la corruption, une incapacité à parier sur les-nouvelles technologies, un essor de l’économie de rente avec la reprimarisation croissante, une dépendance accrue vis-à-vis du cours des matières premières soumis aux aléas de la conjoncture des pays asiatiques.

 Ce qui les distingue du populisme régressif, de la droite extrême, c’est ce qu’ils ne cherchent pas à se victimiser en désignant comme bouc émissaire à leurs difficultés l’étranger, le juif ou le musulman. Le vecteur commun des populismes progressistes est, à l’inverse, la solidarité entre citoyens quelle que soit la race, la religion, la nationalité, avec des bémols pour le Venezuela. En ce sens, ils sont progressistes et ont pu recueillir le soutien des gauches. Mais ce qui les distingue, à des degrés divers, des gauches est que leur culture politique tend à substituer le peuple aux classes sociales.

Deux pays emblématiques serviront de base à nos réflexions : le Brésil et l’Argentine. Que ce soit dans l’un ou l’autre, les deux « expériences » de populisme progressiste se sont terminées par une crise économique.  Le Brésil est entré dans une crise profonde, la plus importante depuis les années 1930, la pauvreté et les inégalités se sont alors profondément accrues.

Pierre Salama est professeur émérite de l'Université Paris XIII, CEPN-CNRS

Page personnelle: htpp://perso.wanadoo.fr/pierre.salama/  

Ses articles en français, espagnol, portugais, quelques uns en anglais sont gratuitement disponibles ainsi que certains de ses livres.

Derniers livres parus :

  • Nature et forme de l'Etat capitaliste; analyses marxistes contemporaines (2015) en collaboration avec A. Artous, Tran Hai Hac, J.-L. Solis Gonzalez, Edition Syllepse
  • Des pays toujours émergents ? (2014), édition La documentation française, collection : Doc en poche, place au débat
  • Les économies émergentes latino-américaines, entre cigales et fourmis (2012), édition Armand Colin

Jeudi 14 juin (19h-21h) : Jean-Luc Racine  "Les relations Inde-Chine : stratégies nationales et nouvel ordre géopolitique, aux plans régional et mondial" (titre provisoire)

 

Renseignements :

Mondes Américains – Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC) : Natalia Mesquita-Alves, tél. : 01 49 54 20 85.

Direction de travaux d'étudiants :

direction de travaux de master 2 et doctorat, en nombre limité, pour quelques étudiants qui seraient particulièrement engagés et motivés par le sujet. Contacter l'un des enseignants par courriel.

Réception :

sur rendez-vous pris par courriel auprès des responsables du séminaire.

Niveau requis :

ce séminaire est un séminaire de recherche pour étudiants avancés ayant de bonnes connaissances d'au moins un des quatre pays Brésil, Russie, Inde, Chine.

Site web : http://brics.hypotheses.org

Site web : http://crbc.ehess.fr/index.php?2939

Adresse(s) électronique(s) de contact : guilhem.fabre(at)univ-montp3.fr, xrichet(at)gmail.com, psalama(at)wanadoo.fr, schiray(at)msh-paris.fr, julien.vercueil(at)inalco.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 16 mai 2018.

Contact : service des enseignements ✉ sg12@ehess.fr ☎ 01 49 54 23 17 ou 01 49 54 23 28
Réalisation : Direction des Systèmes d'Information
[Accès réservé]